ITW, M'oÏ! : une créature éthérée

 

- Salut M’oÏ!, vous venez de sortir votre premier album « prélude ». Pouvez-vous vous présenter ? Depuis quand le groupe existe-il ? D’où venez-vous.

Bonjour.

M’OÏ! est une créature éthérée issue du rock des années 80, de lignée hybride entre Glam Rock et Grunge.

M’oÏ! est une Terrienne née depuis la création de son projet, il y a deux ans.

 

- Comment définiriez-vous votre musique ? Quelles sont vos influences ?

Je dirai que M’OÏ! est une voix impure extraite de la décadence et du glamour de Bauhaus concentrée par des guitares saturées et une basse ronflante à l’origine des premiers albums de Nirvana.

Cependant, on retrouve diverses influences telles que : Iggy Pop, Siouxies and the Banshees, Smashing Pumkings et groupes punk garage.

 

- Comment avez-vous écrit cet album ? Depuis combien de temps le préparez-vous ?

Cet album est préparé depuis deux ans. Les morceaux ont chacun été composés différemment. Selon le sujet qui me touche et le sentiment qu’il évoque au jour le jour, d’où la pureté et la sincérité qui s'en découle. M’OÏ! rappelle alors l’Humain à l’origine de ses sentiments entre « live as long as we can » et « the sweetness of lovers hours », mais aussi de ses responsabilités terriennes : « olive trees are dug up, their heirs are buried », « lol in your pretensions ».

 

"Tout est fait maison, d’où un album assez brut."

 

- Comment s’est déroulé l’enregistrement ?

Tout est fait maison, d’où un album assez brut. Une simple inspiration… et les instruments sont branchés et le chant avec son texte s’en suit.

 

- Sur votre album, on vous voit, un masque sur la bouche, des couleurs ternes, pourquoi avoir choisi un visuel sombre ?

J’avais deux idées pour le visuel… n’arrivant pas à me décider, j’ai fait choisir les internautes. Il y avait un visuel noir et un visuel blanc, dont les photos étaient différentes. J’ai trouvé cette expérience très intéressante et je fus surprise, mais satisfaite qu’ils choisissent le visuel le plus sombre, mais surtout le plus engagé. En effet cette photo révèle à elle-même beaucoup de sujets évoqués dans mes textes. De plus, au moment du choix, les internautes n’avaient entendu qu’un extrait de quelques secondes de ce qui les attendait. Ils ont vu juste, avec très peu !

 

- Avant M’oÏ! aviez-vous d’autres projets ?

J’ai réalisé un concert avec d’autres musiciens pour une association pour les enfants togolais et fais d’autres morceaux avec un musicien. Mes projets ont toujours été les mêmes, je développe mon engagement avec M’oÏ!.

 

Merci  M’oÏ! et à bientôt

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ITW: Minou : de retour à Châteauroux

Salut Minou, vous êtes à l’affiche de plusieurs concerts dans l’Indre dans les semaines à venir et avez également longtemps résidé à Issoudun. Pouvez-vous rapidement vous (re)présenter pour ceux qui ne vous connaitraient pas encore ?

On s'appelle Sabine et Pierre, on forme le duo Minou. C'est de l'electro-pop en français. On est originaire de Blois mais c'est vrai que ce projet est né dans l'Indre, on garde notamment, aujourd'hui, des liens avec beaucoup de personnes du coin qui travaille autour de Minou.

 

 

On vous retrouve le 6 mai au festival Berry Lait et le 3 juin au café Équinoxe à Châteauroux. Est-ce un plaisir particulier de revenir jouer dans le coin ?

Oui bien sûr, comme à chaque date en région Centre en règle générale, c'est la maison. Certaines personnes nous suivent depuis nos débuts ici, il s'agit de ne jamais montrer le même show, se réinventer, les gens ici sont bienveillants, c'est toujours un bon moment.

 

 

Y a-t-il des actus autour de l’album ?

Depuis janvier, on continue la promo de ce disque, il nous fait bien voyager, il nous fait faire de belles rencontres. Tout ça est super! On prépare aussi un nouveau clip avant l'été, qui sera d'ailleurs tourné à Châteauroux !

 

"les gens ici sont bienveillants, c'est toujours un bon moment."

 

Y a-t-il d’autres projets pour cette année 2017 ?

Oui, on emmène ce disque sur les routes, donc des concerts.

On travaille aussi en collaboration sur d'autres projets en tant que réalisateurs, on pourra en dire un peu plus très prochainement. C'est une période assez excitante


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ITW : GrüstFrüt raconte son histoire...déjantée !

Coucou GrüstFrüt, Pouvez-vous vous présenter ? D’ou venez-vous ? Depuis combien de temps formez-vous ce quatuor et qui en a eu l’idée ?

 Le noyau dur du groupe s'est constitué un soir de novembre 1989. Ladilas est en haut d'une barricade et chante l'International d'une voix puissante, en vrai meneur d'homme. Piotr lui est en bas et tape sur des bambous (il n'est pourtant pas encore numéro 1) pour motiver les troupes. Entre eux deux la connexion est immédiate. Un véritable coup de foudre musical. Une fois le dernier pavé lancé, Piotr et Ladislas tombent dans les bras l'un de l'autre. Ladislas invite alors Piotr dans sa cave qui lui sert de local de répétition où il garde jalousement ses instruments ainsi que quelques Châteaux Vladivostok millésimés qui sont alors vidés en seulement quelques goulées. Un groupe est né !

 

Il en manque alors, encore, quelques-uns si je ne m’abuse ?

Tout à fait ! Des lors, le duo se met à la recherche de joyeux mercenaires pour compléter la troupe. Ils repérèrent Nicolaï, jeune mannequin pour la célèbre marque de voiture Lada, mais surtout guitariste de talent au sein des Cœurs de l'Armée Rouge. Ne manque alors plus qu'un bassiste. Lors d'une sortie arrosée dans un club malfamé d'afro dub step de Leningrad, le désormais trio tombe sous le charme d'un bassiste de 2m qui, entre deux lignes de basse démoniaques, passe son temps à fourrer sa langue dans l'oreille des spectateurs incrédules. Ils lui promettent du sang, du sexe et du rock, et Andreï rejoint alors les rangs de ce jeune groupe fougueux et douteux. Les Grust Frut sont nés !

 

Un nom difficile à prononcer et à oublier ! Pourquoi ce nom ?

Grüst Früt signifie "petite chatte oubliée au fond d'un ravin" en Moldave ancien. C'est aussi un hommage à la grand-mère maternelle de Ladislas, Ingrida Grusfrutä, morte en couche dans le bois de Quat'Sous. Le jeune homme s'est d'ailleurs depuis fait tatouer "Die Dreigroschenoper" sur la fesse droite !

 

 

 « Les Grüst Früt ne jouent pas du rock, ils sont le rock ! On peut même dire qu'ils sentent le rock... »

 

 

On voit sur les réseaux sociaux des indices sur des heures de répétition après 3 années de « silence » pourquoi avoir arrêté aussi longtemps ?

Ce break de 3 ans a été un laps de temps indispensable pour tous les membres du groupe. Ladislas a fait trois enfants à sa femme, Piotr a été occupé par son side project "Les tambourins d'Istanbul". Nicolaï a effectué un pèlerinage au Tibet pour rencontrer le Dalaï lama, en compagnie de ses cousins Serge et Bernard. Quant à Andreï il a été lécher des oreilles de par le monde pour trouver le cérumen de vérité.

 

Vous prévoyez de remonter sur scène pour quelques dates ou de faire des collaborations ou c’est juste en souvenir du bon vieux temps que vous ressortez les guitares ? 

Le groupe ressort les guitares car elles commençaient à rouiller dans leurs étuis ! Divers artistes sont à l'heure actuelle en train de plancher sur des remix des 5 titres enregistrés par le groupe pour l'EP "Bïst Off". Voilà la première vraie information de cette interview !

 

On raconte qu’une grosse fiesta est en préparation pour juillet prochain…on peut en savoir plus ?

Un concert d'adieu est effectivement prévu pour 2016 (deuxième information sérieuse !).. Les GF auront alors 27 ans, un bel âge pour mourir artistiquement... Mais préparer et organiser n'étant pas les qualités premières des membres du groupe, ce chaud show n'a pour l'instant ni date, ni lieu. On parle de début septembre quelque part dans le Berry... ce sont les seules infos dont nous disposons.  On peut simplement vous dire qu’on espère une grosse soirée ! L’équipe et les lecteurs du KIKEKOI sont bien entendu invités !

 


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ITW : Mathem And Tricks, un son rock aux influences métal

Salut Mathem And Tricks ! Pour commencer, quand-est-ce que votre duo a été créé ? Aviez-vous déjà des projets avant de former ce groupe ?

Mathem And Tricks existe depuis juin 2013, date à laquelle nous avons commencé à composer. Les premiers concerts datent d'avril 2014. Avant de commencer ce projet, nous jouions dans Drop Out, un projet Trash-Metal, pendant 8 ans.

 

Et vous avez pris ce "virage" en décidant de faire un style plus rock tout en conservant encore les influences métal ?

Absolument, disons qu'on vient de là, on a forcement gardé ce coté "agacé", tout en voulant faire autre chose.

 

Et visiblement ça vous a réussi puisqu'on vous retrouve sur scène à Berry Lait mais aussi Terre du Son cette année ! Qu'est ce que cela vous fait ?

Oui c'est toujours gratifiant de voir qu'on commence à être pris au sérieux, depuis 2015 les dates s’enchaînent pas mal, et ça nous va bien ! On a toujours voulu faire de la scène, mais ça nous est tombé dessus sans qu'on s'en rende compte, et on en est très content.

 

Une belle consécration sur vos terres du Berry en effet ! J'ai cru comprendre que vous faisiez partie du dispositif Usina-Son, vous pouvez m'expliquer un peu ?

Usina Son est l'asso de musiques actuelles d'Emmetrop, basée à Bourges. C'est également un dispositif départemental d'accompagnement de groupe locaux, permettant à de jeunes projets de se professionnaliser (résidences, travail sonore, live, rencontres avec des professionnels du réseau etc.). Nous avons eu la chance de participer a ce dispositif en 2014, qui nous a permis de faire un pas en avant, sur le plan technique surtout... C'est juste énorme d'avoir un dispositif comme ça à Bourges !

 

 

« On a toujours voulu faire de la scène, mais ça nous est tombé dessus sans qu'on s'en rende compte »

 

 

Et quels sont les projets pour cette année 2016 ? des choses en préparation ?

Nous sommes en pleine transition entre Iniki (sorti en avril 2015), qui est notre premier EP, et le prochain, que nous sommes en train de finir de composer. Mais venez nous voir en live, car on commence à le dévoiler "tout doucement"! A coté de ça, nous préparons sérieusement Terres du Son, car en plus d'être Coup de Coeur 2016, nous avons prévus quelques surprises, notamment des feats avec des artistes régionaux, et pas que... Une nouvelle tournée en Belgique se dessine pour Octobre, et nous planchons également sur la réalisation de clips...

 

Et pour finir en parlant de feat, il y a t-il un artiste avec qui vous aimeriez collaborer ou qui vous inspire pour ce nouvel EP ?

Oui pleins ! Mais s'il y en a un qui nous botterait bien, ce serait Amon Tobin... si vous le connaissez, faites le lui savoir !


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ITW : Sous le charme fou de Léonard

Crédit : Jehanne Photos
Crédit : Jehanne Photos

Coucou Léonard !  Tout d’abord Léonard, un nom un peu désuet et pourtant qui fonctionne terriblement bien ! Pourquoi ce choix ?

Nous avions pressenti, dès le début de notre collaboration, que nous ne ferions pas de la musique qui collerait parfaitement à la tendance du moment. Nous avions l’ambition de faire des chansons qui traverseraient les époques. C’est extrêmement prétentieux mais ça explique pourquoi nous avons choisi ce prénom désuet et intemporel.

 

Vous avez toujours fonctionné en duo mais vous aviez des projets perso avant ! La musique à t’elle pris le dessus sur le reste ou est-ce au contraire une force qui booste vos projets extérieurs ?

Le duo s’est imposé de lui même quand nous avons « migré » pour des raisons professionnelles, dans un coin très isolé. Nous avons alors concentré toute notre énergie et notre temps libre sur Léonard. Il n’y avait pas vraiment d’autres choses à faire à part des balades dans les vignes ^ Quand Léonard s’est développé on nous a proposé des collaborations ; Jean-Baptiste a joué dans le groupe Western, Lydie a fait quelques duos (notamment avec No Keepsake) ça a été de toutes petites virées mais elles ont nourri notre travail au sein du duo.

 

 

Le clip de « Ce charme fou » se déroule dans une ambiance terriblement sexy et romantique ce sont vos idées de mises en scènes ou on le doit à une personne qui à tout compris au style Léonard ? 

Marie Hendriks a tout compris au style Léonard ! D’abord parce que c’est une fille extrêmement intelligente et ensuite parce qu’elle est artiste plasticienne ; son regard est juste et chacun de ses choix à un sens. Nous lui avons donné carte blanche pour ce clip, nous savions qu’elle trouverait un nouvel angle à cette chanson. Nous ne lui avons pas raconté ce que ce titre signifiait pour nous et l’histoire qu’elle en a faite, en est une nouvelle. C’est exactement ce que nous voulons pour un clip ; ne pas illustrer le propos mais offrir une autre strate de lecture.

 

"Ce qui est amusant c’est que, comme nous sommes un couple amoureux, nous nous étions promis de ne pas écrire sur l’amour "

 

Et qui à eu l’idée magique de former un duo, et il y a combien de temps surtout ? 

Il y a fort fort fort longtemps. Nous écrivons nos chansons depuis 10 ans mais nous avons mis un temps infini à nous prendre au sérieux et à réaliser que pouvions jouer un peu plus loin qu’au bistro du coin.  Ça doit être le complexe de l’autodidacte !

 

Vous avez des influences musicales ou des artistes particuliers dont vous aimez vous inspirer pour composer ?

Léonard c’est le mariage de nos deux mondes musicaux pratiquement opposés. Pour Lydie ça va de Ella Fitzgerald à Etienne Daho, pour Jean-Baptiste, de Radiohead aux Queens of the Stone Age. L’un n’écoutait pas la musique de l’autre avant de le rencontrer. Seul point commun : un brin d’électro avec Massive Attack et Chemical Brothers. C’est justement ce paradoxe que nous voulions explorer dans notre écriture fusionnelle.

 

Après l’EP « Une chanson d’amour », vous revenez avec un single « Ce charme fou » réalisé par Florent Marchet, l’amour, la poésie et le romantisme sont-ils définitivement le moteur de vos textes ? Avez vous d’ailleurs une manière précise de composer ou cela se fait-il au feeling ou encore autrement ?

Ce qui est amusant c’est que, comme nous sommes un couple amoureux, nous nous étions promis de ne pas écrire sur l’amour pour éviter une redondance un peu mièvre. Cependant la plupart de nos textes étaient, malgré tout, interprétés par le public comme des chansons d’amour. On en a fait une chanson qui s’appelle justement « Une chanson d’amour » et qui dit que, quoique nous racontions, nous reviendrons toujours à ce que nous sommes : des amoureux. Pour l’écriture, nous avons un système de cahiers dispersés un peu partout dans la maison. C’est Jean-Baptiste qui noircit le plus de pages de bouts de pensées ou de poèmes. Lydie y pioche des idées ou des textes entiers, nous assemblons ensemble les morceaux comme une sorte de puzzle tout en cherchant la mélodie avec ou sans le support de la guitare. En principe nous écrivons rapidement, une chanson qui se construit trop lentement s’avère souvent être mauvaise. Nous privilégions toujours l’instantanéité dans la création.

 

 

Le pop folk indé c’est un style dans lequel vous voulez rester ou vous pensez vous essayer dans un autre style comme votre collaboration avec Dj Ness et le remix de "dis moi au revoir ? "

Ce que nous portons avant tout ce sont nos chansons. Leur habillage peut varier, évoluer et s’enrichir au contact d’autres artistes. Voilà pourquoi nous jouons parfois avec le batteur Charlie Poggio, que nos deux premiers EP ont été co-réalisés avec Johan Ledoux (Blankass), « Ce Charme Fou » réalisé par Florent Marchet, et que nous avons confié avec grand plaisir nos chansons à DJ Ness. Nous choisissons des artistes qui respectent notre univers mais nous laissons aussi à nos chansons une certaine liberté. Sur scène nous défendons une musique à la fois pop mais singulière et aimons jouer sur la question d’un certain minimalisme, comment créer un maximum d’émotions avec un minimum de moyens ?

 

On vous à croisé à Bourges sur la scène des Régions, vous espérez y retourner l’an prochain sur une autre scène on présume ? 

Le Palais d’Auron ou le W ! Ça peut paraître bizarre parce que nous ne sommes que deux et que nous jouons de la pop française (sur le papier ça ne fait pas très festif, on ne saute pas de partout) et pourtant nous avons un réel plaisir à jouer sur de grosses scènes. C’est un défi très excitant de saisir l’attention d’un aussi grand public. Nous avons encore le souvenir de la scène de Darc à Châteauroux ou nous jouions devant plus de 3000 personnes… frissons !

 

Vous préférez ce type de scènes ou plutôt l’ambiance plus intimiste des salles comme les 3 p’tits Cochons ?

Les 3 p’tits cochons est un lieu tout à fait rock où l’on joue dans une vraie énergie et intensité de bar, les gens sont au pied de la scène, ils dansent et hurlent, nous adorons ce spot où nous pouvons jouer à fond. Les lieux plus intimistes sont plus difficiles car il faut rester dans une certaine retenue.

 

Ya t’il des groupes ou des artistes qui étaient présents à Bourges avec qui vous aimeriez collaborer ?  Et si ce n’est pas eux Ya t’il des collaborations en cours ? 

Dominique A ! Son concert dans la cour du Palais Jacques Cœur nous a emporté. Nous l’aimons depuis toujours, nous voulons le rencontrer un jour, ne serait-ce que pour bégayer un ridicule « j’aime beaucoup ce que vous faites ».

Il y avait notre copain Parnell qui vient de sortir son album folk « Ce qu’il en reste », nous allons faire deux captations vidéos cet été où nous jouerons à trois un titre de chacun de nos répertoires.

 

Après ce single, et les dates qui vous attendent, quels sont vos projets, que peut-on vous souhaiter ?

Cet été nous enregistrons nos nouveaux titres qui donneront peut-être un EP avant la fin de l’année. Nous allons également nous pencher avec joie et délice sur les aspects purement esthétiques de la scène et peaufiner un set qui soit à la fois beau à écouter et à voir.

 

Souhaitez-nous d’être à la hauteur de nos ambitions !


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