Musiques Actuelles dans l'Indre
Fédérations des structures, des musiciens et des publics

Un fils Marley à Issoudun

De passage en France pour quelques concerts, Ky-Mani Marley se produira pour une date unique dans la région. La Boite à musique d’Issoudun lui ouvrira ses portes, mardi 19 mai à 20h30. 

Le 10ème de la fratrie Marley suit, lui aussi, les traces de son père. Un univers mêlant du Reggae, du R’n’B et même du Rock, le plus audacieux des fils Marley a su imposer un style qui lui est propre. Sur scène il rend hommage à son géniteur mais pas seulement. Energique et généreux, il livre un show unique à la fois Roots, Rock et Reggae teinté de Hip Hop. 

Waiting for Issoudun Reggae Temple
A l’occasion du concert de Ky-Mani Marley, Tonnerre Productions annoncera sa programmation pour la troisième édition du Issoudun Reggae Temple qui aura lieu le 21 novembre prochain. Un premier nom a déjà été dévoilé, il s’agit de l’artiste martiniquais Yaniss Odua.  

Informations complémentaires

 

Première partie

LA FACE B (dub)
L'enfant du pays, Olivier, adore le dub roots. C'est ainsi qu'il propose avec une grande générosité un live dub originel et percutant.

 

Adresse

La Boîte à musique
Rue Georges Brassens - 36100 Issoudun
20h30

 

Tarifs :
Prévente : 22,90€
Sur Place : 25,00€

Bar sur place

 

Réservations :
www.tonnerre-live.com
Auchan - cora - cultura - e.leclerc - virgin megastore -www.ticketnet.fr - 0 892 390 100 (0.34 euros TTC/min )
Fnac - Carrefour - Géant - Intermarché - www.fnac.com - 0 892 683 622 (0.34 euros TTC/mIn)

Plus d'informations :
www.tonnerre-live.com / 09 53 39 19 85 / contact@tonnerre-live.com

 


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Malstrom : un hommage atypique à Gaston Couté

Malstrom est un projet à la fois artistique, pédagogique, culturel, historique et festif. Il met en lumière la douce poésie de Gaston Couté (1880- 1911). Le duo part à la rencontre de ce poète en parcourant Gargilesse/Meung-sur-Loire du 7 au 23 mai prochain, un trajet déjà effectué par Gaston Couté il y a plus d’un siècle… 

L’œuvre de Couté remise au goût du jour

Malstrom est l’union entre un comédien, Bertrand Duris et un musicien, Séverin Valière. Le duo revisite les textes poétiques de Gaston Couté et lui redonne une lecture plus contemporaine. Un univers mêlant poésie et rock électro-acoustique, bercé par une voix percutante, parlée ou chantée. Les deux artistes proposent leur propre vision de l’œuvre du poète. Celui-ci prend le parti des déshérités, prône la liberté, l’égalité, la fraternité mais aussi le rejet des hypocrisies et des injustices. 

Sur la grand’route avec Malstrom

En 1899, Gaston Couté et son ami Maurice Lucas décident de faire le trajet Meung-sur-Loire / Gargilesse à pied ! La raison ? Les deux compères souhaitaient récupérer des photos prises lors d’un spectacle de chansonniers qui eut lieu au cabaret le Pierrot Noir à Châteauroux. Comme ces deux copains, Bertrand et Séverin vont refaire ce même trajet mais en sens inverse. « Nous voulons revivre ce que ces deux hommes ont vécu (…) pour éprouver  de nouveau la lenteur, la parole, les rencontres ». Onze étapes vont être nécessaires pour parcourir tous ces kilomètres. Le duo, accompagnés de marcheurs et de chanteurs, passera par Le Poinçonnet, Romorantin-Lanthenay ou encore Beaugency. Pour chacune des étapes un concert sera donné gratuitement afin de partager les textes de Gaston Couté. Les deux artistes interviendront également dans les écoles. Bertrand Duris, assurera le travail littéraire et Séverin Valière, l’aspect musical.


Un retour en images

Afin de faire partager et perdurer cette magnifique aventure, le duo va réaliser un carnet de voyage rassemblant des notes de parcours, des photos de paysages, ou encore des croquis. Il sera disponible à partir du mois de novembre 2015 avec leur premier album. Un blog sera également mis à jour régulièrement pendant toute la durée de la marche. Enfin, un film sera présenté et retracera tout le parcours effectué par ces deux artistes. 

Informations complémentaires

 

Agenda :

 7 Mai :

Concert : Gargilesse, 20h, Salle des fêtes.

Rens. 02 54 47 83 11

8 Mai :

Marche de Gargilesse à Badecon. RDV 10h devant la salle des fêtes de Gargilesse.

Concert : Badecon-le-Pin, 19h30, Salle des fêtes

Rens. 02 54 47 80 27

9 Mai :

Marche de Badecon à St Marcel. RDV 10h devant l'église de Badecon.

Concert : St Marcel, 20h30 Musée d'Argentomagus

Rens. 02 54 24 47 31

 

12 Mai :

Marche de Velles au Poinçonnet. RDV 10h devant l'église de Velles.

Concert : Le Poinçonnet, 20h30 Asphodèle

Rens. 02 54 60 55 38

13 Mai :

Marche d'Ardentes à Pruniers. RDV 12h devant l'église d'Ardentes.

 

14 Mai :

Marche de Pruniers à Mareuil-sur-Arnon. RDV 10h devant l'église de Pruniers.

Concert : Mareuil-sur-Arnon, 21h, l'Endroit

Possibilité de repas à partir de 19h.

Rens. 02 48 25 47 95

 

15 Mai :

Marche de St Hilaire de Court à Mennetou-sur-Cher. RDV 10h devant l'église de St Hilaire.

Concert : Mennetou-sur-Cher, 20h30, Salle des fêtes

Rens. 02 54 98 01 19

 

16 Mai :

Marche de Mennetou-sur-Cher à Romorantin. RDV 10h devant l'église de Mennetou.

Concert : Romorantin, 20h30, Musée ou MJC

Rens. 02 54 94 41 00

 

21 Mai :

Marche de Blois à Cour/Loire. RDV 14h Promenade du Mail à Blois

 

22 Mai :

Concert : Beaugençy, 20h30, Théâtre du Puits Manu

Rens. 02 38 44 59 34

 

23 Mai :

Marche de Beaugençy à Meung-sur-Loire. RDV 10h Quai de l'Abbaye à Beaugençy.

Concert : Meung-sur-Loire, 20h30, Théâtre la Fabrique

Rens. 02 38 46 94 94

 

Contacts

Malstrom : Angela Molina (06 78 25 29 73 / angela@s-musique.net)

Grand'Route : Séverin 06 89 67 87 11 / Bertrand 06 66 93 87 05

facebook.com/malstromduo

www.s-musique.net/malstrom/

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Nos découvertes du Printemps de Bourges

Au coeur de la scène régionale et locale

Report Printemps de Bourges

Le Printemps de Bourges s’est terminé mercredi dernier. Encore de jolies découvertes pour cette année 2015. Parmi eux, Caiman s’est intéressé à sept talents issus de la région Centre. Tourangeaux, Issoldunois, Castelroussins, ou encore Berruyers, la jeune scène locale promet de belles perspectives d’avenir…

Minou, aérien !
Minou, ce jeune duo issoldunois, complice depuis l’âge de seize ans, a investi la scène du bar les Jacobins vendredi, premier jour du festival. Dans un univers atmosphérique, Sabine (Chant, Basse, Synthétiseur) et Pierre (Chant, Guitare, Synthétiseur) font voyager le public vers divers horizons remplis de poésie lyrique. Un fin mélange de musique anglo saxonne et d’électro pop. 

L’électronique Magic Guy
Au pied de l’hôtel de ville de Bourges une petite scène a pris place. Légèrement en marge du festival, l’Electronic Garden Party, en partenariat avec la Sécurité Routière, a investi la place Etienne Dolet pour la deuxième année consécutive. Parmi la programmation, co-produit par  Tonnerre Production, se trouve le Dj et compositeur, Magic Guy, lauréat de la Rockade 2014 (ndlr : dispositif d’accompagnement d’artistes mis en place par CAIMAN). Il est midi, les cloches de la Cathédrale se mêlent au son cent pour cent électro de l’artiste. Ses compositions effleurent la Techno, le Breakbeat/Jungle et le Dub.

Kundal, la tourangelle
Dans une atmosphère humide, la chaleureuse Kundal se produit sur la scène du Bureau. A travers son univers très personnel, elle dévoile sa voix suave accompagnée de mélodies aux rythmes espagnols.
Parfois douce, parfois animale (le titre de son dernier EP portant le même nom), cette tourangelle nous livre des tableaux intimes qu’elle a composée elle-même sur des textes écrits en français. Suivrons Jungle Bouk et Jekyll Wood  issus du même label. 

Peter Pitches, inouï !
Peter Pitches, un groupe également venu de Tours, a représenté cette année la région Centre aux Inouïs du Printemps. Ce quatuor livre sur scène une musique intimiste baignée de Pop, de Rock et d’Electro. Un univers très aérien et planant s’est petit à petit installé sur le plateau grâce à leurs titres extraits de leur premier EP « Offshore of the Island ». 

Léonard, la fusion
Non loin du Printemps de Bourges, la galerie d’Art PITA (Play in the Attic) a organisé des showcases exclusivement réservés aux professionnels. Ce lieu atypique accueille quelques artistes dans le cadre du festival dont le duo Berruyer, Léonard.
Ce jeune couple, composé de Lydie et de Jean-Baptiste, on inventé ce personnage au nom élégant et intemporel, symbole de leur union artistique. Sur des textes chantés en français, ils ont joué des mélodies pop indé originales et poétiques. 

Ropoporose, une fratrie unie
Originaire de Vendôme, Ropoporose est un duo familial composé de Pauline (chant, guitare et clavier) et de Romain (batterie et chant). Ils se sont produits mercredi dernier sur la Scène du Printemps des Régions (place Séraucourt). Une mise en scène qui leur est propre, laisse transparaitre leur univers Indie-Rock. Leur style très varié laisse place à des mélodies pop pastel mais également à des morceaux plus imprévisible et intense à la fois Rock et Electro.  

Organic Bananas, une découverte explosive
L’ambiance était au rendez-vous devant la scène du Printemps des Régions. L’un est berruyer, l’autre est castelroussin, Gregory Jolivet et Olivier Thillou ont clôturé la scène du Printemps des régions avec une prestation très remarquée mercredi dernier. Un projet très original incluant la vielle remixé en live. 

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Organic Bananas : un duo électrique 100% Berrichon

Inclure la vielle alto dans un projet de musiques actuelles il fallait y penser. Organic Bananas, retenez bien ce nom. Un duo composé de Gregory Jolivet virtuose de la vielle électro, remixé en live par Olivier Thillou, ingé-son. Au Printemps de Bourges ce mercredi soir, ces deux berrichons ont fait une prestation très remarquée sur la scène du Printemps des régions. Caiman les a retrouvés à la fin de leur set pour une interview exclusive

Bonjour Olivier et Gregory. Comment s’est passée cette semaine au Printemps de Bourges pour vous ?
Gregory : Très très bien. Pour ma part j’ai vu le concert d’une artiste qui s’appelle Jeanne Added que j’adore et puis la scène du sous off avec des groupes alternatifs, c’est ce que je recherche au Printemps de Bourges.

 

Olivier : On a aussi joué au Trois petits cochons vendredi soir. Pour ma part je travaille à l’Auditorium la journée donc les nuits sont courtes mais c’est chouette, on est très enthousiaste. 

Quand et comment est né le projet Organic bananas ?
Gregory : On aime bien travailler ensemble. On a fait un tremplin Propul’son l’an dernier, nous travaillons sur d’autres projets comme La Machine ou Blowzabella, et on enregistre des albums. Dans le cadre du Propul’son on a fait trois week end de résidence qui s’est transformé en duo. Olivier est monté sur scène lors de la dernière résidence. On a décidé de mettre le sondier qui normalement est au fond de la salle avec moi pour voir son travail également. Voilà comment est né le projet.

 

Olivier : On peut préciser qu’on a fait une session expérimentale il y a deux ans en studio où on s’était réuni pour faire de la recherche de sons, et élaborer des bidouillages sonores autour de la vielle. Ce sont des éléments de cette recherche là qui sont ressortis deux ans plus tard dans les résidences et qu’on exploite sur scène. 

Pourquoi vouloir  inclure la vielle à roue qui est à l’origine un instrument traditionnel, dans un projet contemporain lié aux musiques actuelles ?
Gregory : Depuis trente ans il y a un musicien créateur et novateur, Valentin Clastrier. Il est considéré comme le chef de file des viellistes de la nouvelle génération et il œuvre en musique contemporaine. De mon côté je travaille depuis environ dix ans avec un luthier qui s’appelle Philippe Mounier qui conçoit des vielles alto avec un clavier plus long électro acoustique. On est passé à un prototype électrique. Donc ça permet plein de possibilités sonores. Je pense que la vielle est un instrument bourré de technologies, même en acoustique. C’est un des seuls instruments où l’on peut utiliser n’importe quel registre de l’instrument. On pourrait appeler ça un synthétiseur médiéval.

 

Olivier : Et puis il n’y a pas d’instrument trad ou alors la batterie c’est le descendant des tambours des hommes préhistoriques (rire). Finalement l’important c’est ce qu’on fait de l’instrument qu’il soit trad ou pas trad.

 

Grégory : Et même dans le milieu trad, les anciens qui jouaient de la vielle dans les années 60, composaient des airs musettes loin de l’harmonie initiale de l’instrument. Aujourd’hui on suit la logique de la pratique de la vielle. 

Vous dites vouloir « replacer l’humain au cœur de la musique électronique ». C'est-à-dire ?
Olivier : On fait une musique qui a une forme électronique mais il n’y a pas d’ordinateur ni de machine. La seule machine qu’on aie c’est la vielle mais tout ce qu’on entend est joué en direct, il n’y a pas de son pré-enregistré ni de séquence.

Olivier vous êtes technicien son. Pourquoi être passé du côté de la lumière ? Vous aviez déjà participé à d’autres projets auparavant ?
Olivier : Je suis technicien son c’est vrai mais je suis aussi musicien. J’ai une formation classique avec douze ans de conservatoire. Je suis trompettiste à la base (rire). Dans ce projet j’étais à la console au départ. Au fur et à mesure il y a une forte connivence entre nous. Nous construisions la musique à deux avec beaucoup d’effets. Le son a donc pris une part prépondérante dans la musique. Et puis j’avais besoin de la proximité du plateau pour pouvoir communiquer avec Greg plus facilement, ce qui est impossible dans les grandes salles en régie faciale. J’ai dû me résigner à ne plus contrôler ce qu’entend le public, à laisser ça au technicien son sur place et puis à être sur scène pour gérer uniquement le son de la vielle. Ce que ferait un DJ.   

Il arrive parfois que vous mettiez en place des conférences pédagogiques lors de vos concerts. Quel en est le contenu et en quoi est-ce important pour vous ?
Gregory : Le thème de la conférence s’intitule «  De l’instrument acoustique à l’amplification, mille ans d’évolution ». On part de la vielle traditionnelle en donnant des explications sur l’instrument et sa fonction selon les siècles pour ensuite finir sur l’instrument électro acoustique. Olivier explique le fonctionnement d’une table de mixage. 

 

Olivier : Bien souvent les enfants et ados à qui on s’adresse n’ont pour la majorité jamais vu de vielle. On a envie aussi de démystifier l’instrument et d’expliquer que c’est de la musique vivante, non une simple performance de DJ. C’est important pour nous de transmettre ça et de casser les barrières entre l’image trad folklorique de la vielle et puis ce qu’on peut en faire

Et que se passera t-il pour Organic Bananas courant 2015 ?
Gregory : On a un disque à enregistrer. Pour l’instant on est encore en composition et nous peaufinons notre set. Et là on a plusieurs dates à faire jusqu’en août.


Olivier : Le prochain rendez-vous c’est à Chaillac le 2 mai au festival Milloux en mai, ensuite on va au festival Aucard à Tours le 11 juin et on sera au festival Terre de Son le 10 juillet. Il y a également le festival Epipapu à la Châtre le 24 juillet. Ce festival est très important pour nous puisqu’on s’est rencontré au coin d’un skate parc à Epipapu pendant un concert de Punk. Donc notre rencontre était déjà placé sous le signe des musiques actuelles. 

Vous pouvez retrouver toutes les dates de concert du groupe sur leur site Internet : http://organicbananas.wix.com/organicbananas et sur le page facebook https://www.facebook.com/organic.bananas1?fref=ts

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Minou : Besoin d'un renouveau brutal !

Minou au Printemps de Bourges ? On arrive ! Ce jeune groupe Issoldunois a fait beaucoup de chemin depuis leur création en 2012. Le 11 mai prochain il sorte leur second EP, Besoin d’un renouveau Brutal. Caiman les a retrouvés pour l’occasion au bar les Jacobins dans le cadre du Printemps de Bourges.

Bonjour les Minou. Vous étiez déjà présent l’année dernière sur le Printemps de Bourges, c’est important pour vous ce festival ?
Pierre : C’est un rendez-vous immanquable déjà en tant que musicien puis aussi en tant que public. On vient autant pour jouer que pour aller voir des concerts donc on essaie chaque année d’être là. Cette année on joue dans le off aux Jacobins on est très content et puis on fait un petit concert dans le cadre de la Terrasession, c’est très chouette. 

En 2013 vous étiez sélectionnés dans le cadre de notre dispositif départemental d’accompagnement de groupe la Rockade, puis l’année suivante vous étiez lauréat du Propul’son [ndlr : le dispositif régional d’accompagnement de groupes mis en place par la Fraca Ma]. En quoi ces deux dispositifs vous ont aidé à développer le projet Minou ?
Pierre : En fait ça a été vraiment un starter qui est arrivé au bon moment. C’était le début du groupe, on avait besoin d’avoir les moyens et les connexions pour réaliser les premiers disques, les premières photos, les premiers concerts. On a commencé par la Rockade au moment où nous étions sur Issoudun qui nous a aidés dans un premier temps à nous implanter sur l’Indre avec quelques concerts sur Châteauroux. On a eu également une aide financière pour réaliser les premières affiches et les premières photos. Cela nous a ensuite conduit au Propul’son où les aides on été décuplées et nous a aidé à réaliser notre premier EP. 

« Le projet Minou nous a sauvé »

Ce second EP va sortir le 11 mai prochain. Il s’appelle Besoin d’un renouveau brutal. Pourquoi ce titre ? Vous changez complètement d’univers ?
Pierre : Besoin d’un renouveau brutal c’est une des premières phrases qui est tirée de l’un de nos titres qui s’appelle Montréal. Cette phrase synthétise la création de ce disque et aussi la création du groupe. Sabine et moi avons créé Minou pour vivre un nouveau départ dans la vie. C’est un peu cliché de dire ça mais c’est vrai (rire).Le projet Minou c’est quelque chose qui nous a sauvé au moment où on l’a créé. C’est aussi un constat qu’on a eu autour de nous. On a eu l’impression d’un ras le bol général autour de nous, d’une envie de s’évader et on avait besoin d’en parler. C’est aussi parti au moment où Sabine voulait foutre le camp et je lui ai dit "attends, ne pars pas on va faire un groupe".

Comment avez-vous travaillé, que ce soit au niveau de l’écriture et des compositions ?
Pierre : On compose à deux. On a un petit home studio chez nous avec un peu de matos pour occuper nos week end et nos soirées. Ce disque est né avec des bribes de compos qu’on a petit à petit habillé de textes. On travaille tout le temps ensemble mais l’intervention n’arrive pas au même niveau. Je vais proposer quelque chose au tout début et Sabine va rebondir dessus pour l’étoffer. Une fois qu’il y a une petite chanson qui se dessine avec des idées de voix, je vais commencer à travailler sur un texte. Ensuite je vais proposer un couplet et un refrain à Sabine et elle revient  dessus pour finir tout ça. 

Comment s’est déroulé le processus d’enregistrement de l’album ?
Sabine : On a commencé par enregistrer nos titres à Paris, ensuite on a fait une dépression parce que nous n’étions pas satisfait (rire). Ca a pris un peu de temps parce que nous souhaitions vraiment faire les choses bien. Ca fait un an qu’on travaille dessus, on a mis du temps mais on est très content du résultat. On a collaboré avec un mixeur Johnny Hostile avec qui on avait envie de travailler et on collabore avec le même graphiste. Il y aura aussi un vinyle qui sortira avec l’EP. 

Vous êtes en pleine préparation de votre prochain clip « Hélicoptères » un des morceaux figurants sur votre 2nd EP. D’ailleurs vous avez mis en place un financement participatif sur la plateforme Ulule. Vous en êtes où ?
Sabine : On a lancé un financement participatif il y a quelques mois et on est très content parce qu’il a bien marché. En un mois on a récolté plus de ce qu’on avait demandé soit 1500€ au départ et au final on se retrouve avec 2282€ ! En ce moment nous sommes à la recherche du lieu de tournage. On a le scénario et le réalisateur.

 

Pierre : On avait envie qu’il sorte le 11 mai en même temps que l’EP mais il sortira un tout petit après. On n’est pas dans une urgence de sortie donc on prend notre temps de faire les choses comme nous le voulons et surtout  avec qui on a envie de le faire. C’est très important pour nous de s’entourer de personnes avec qui on a confiance et on aime travailler. On est plutôt content du résultat quand on prend le temps.

Il y a eu aussi Pense à moi avec un clip avec des images en super 8. Ce morceau fera partie de votre 2nd EP ?
Sabine : Ce sont mes parents dans le clip ! Ce sont des bobines que j’ai retrouvé dans leur grenier et je trouvé ça cool l’idée d’en faire un clip. On a une copine Delphine Gérardon qui a monté le clip. C’est très émouvant de voir ses parents à 20 ans. Je ne l’ai pas connu comme ça et je leur rends une sorte d’hommage à travers ce titre.

 

Pierre : Tout n’était pas exploitable (rire) mais il y avait des supers images de vacances, de moments amoureux sincères et on voulait mettre ça en avant. En plus, le texte a un lien avec l’histoire des parents de Sabine. Nous étions très content de pouvoir le faire.

Vous faites la première partie de Cali. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus à ce sujet ?
Sabine : Au total ça va faire quatre premières parties et c’est juste génial. Cali c’est un mec d’une grande gentillesse et tout se passe dans de très bonnes conditions.

Pierre : Pour la petite histoire on avait lancé cette idée un peu au hasard en lui demandant de faire sa première partie. Normalement ce genre de chose de marche jamais et là on a eu une réponse. On s’est croisé plusieurs fois sur la route avec nos anciens projets et il s’est souvenu de nous et il était très content de pouvoir nous inviter à ses concerts. C’est un bonheur à chaque fois. 

Pour finir à quand le premier album ?
Pierre : (rire) On y pense ! On est en train d’écrire des chansons. On s’est dit que cet été on irait s’isoler en vacances pour se prendre deux semaines et finir un gros chantier qui seront potentiellement des chansons d’album.

Vous pouvez retrouvez toute l'actualité du groupe sur le site Internet : http://www.minoumusique.com/ et sur leur page facebook : https://www.facebook.com/minoumusic 


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